Comment répondre à cet argument ?

  1. S’il y avait un Dieu bon et omnipotent, il préviendrait tout mal.
  2. Tout mal n’est pas prévenu.
  3. Alors, ce Dieu n’existe pas.

Le problème est avec la première prémisse. Comment peut-on être sûr qu’un Dieu bon et omnipotent préviendrait tout mal ? Nous sommes en train de supposer un Dieu qui est infiniment sage, n’est-ce pas ? Un tel Dieu ne peut-il pas avoir une bonne raison pour laisser exister le mal que nous, les hommes, ne savons pas ?

Je vous donne un exemple. Je suis un père qui aime ses enfants et qui ne permet personne a les faire souffrir. Normalement. Mais parfois je porte un de mes enfants à quelqu’un qui le pique avec un aiguille. Mes enfants n’apprécient pas beaucoup cet habitude. Oui, vous comprenez que ces injections garderont mes enfants de graves maladies. Mais le bébé ne le sait pas. Comment va-t-il réconcilier mon amour pour lui avec sa souffrance ? Il ne peut que croire que j’ai une bonne raison dont il ne sait rien.

Et ça suffit pour enlever la force logique de cet argument contre le christianisme. Nous avons raison à douter la prémisse 1, et donc l’argument tout entier est douteuse. Nous n’avons pas besoin de savoir quelle est la bonne raison pour laquelle Dieu laisse exister le mal. La possibilité simple qu’une bonne raison peut exister réduit à néant cet argument.

Mais est-ce possible à nous d’aller plus loin ? Est-ce que la Bible nous donne une idée de ce qui peut être cette bonne raison ? Je crois que oui. 

Nous lisons dans plusieurs passages bibliques que Dieu se glorifie dans la crucifixion de Jésus (Ap 5.9, Phil 2.7-11, Jean 13.31), et non seulement ça, mais cette gloire est présentée comme sa gloire la plus grande. C’est à ce moment que le Dieu trinitaire a manifesté au maximum ses attributs glorieux – sa justice en exactement le prix des péchés, sa miséricorde en pardonnant les pécheurs, son humilité en acceptant la croix au lieu de ce qu’il méritait, et surtout son amour en donnant sa vie pour ses bien-aimés. Ici se trouve l’apogée de l’histoire que Dieu écrit, l’événement clé de tout la création. Et il est évident que ce moment n’aurait pas été possible hors de l’existence du mal. Si la création n’avais jamais connu le mal, Dieu n’aurait pas eu une telle opportunité de manifester la plénitude de sa bienveillance et son amour.

En fait, la plupart des choses qu’on considère comme les meilleures choses qui existent, n’existeraient pas s’il n’y avait jamais le mal. Le courage, la miséricorde, l’humilité, la persévérance, la grâce, le sacrifice de soi, l’amour immérité… Toutes ses qualities dépend d’une expérience du mal pour leur existence. Et le manque des ces qualities de toute connaissance, même de leur possibilité, serait une perte insondable. Pouvons-nous même imaginer un monde sans aucune histoire de héroïsme ou de réconciliation ou d’un amour qui a triomphé après la détresse ?

Je ne dis pas que je sais que ses bonnes choses vaux le peine de toutes les souffrances qui sont venues à cause du mal. Dieu seul peut le savoir. Je sais seulement que dans le monde que Dieu a fait exister, il y a du mal, est puisque Dieu est bon, il a du avoir une bonne raison pour ce mal qui existe. Donc selon moi, il est raisonnable à penser qu’une partie de cette bonne raison pour laisser exister le mal est le fait que sinon nous serons privés de l’expérience des meilleures qualités que nous connaissons et privés de la plus haut compréhension de combien Dieu est grand et bon.

Et j’entendis du trône une forte voix qui disait: Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes! Il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et Dieu lui-même sera avec eux. 4Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus, et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu.

Apocalypse 21.3-4
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